CHRONIQUE #158 | Prospérine Virgule-Point et la Phrase sans fin

𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Fantasy 

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Prospérine Virgule-Point et la Phrase sans fin

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Laure Dargelos

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Indépendant (2020)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 342 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Demi-Mot aurait pu être un village ordinaire, s’il n’était pas bâti à la limite du Texte. Jour après jour, les habitants polissent et astiquent les lettres ; ils entretiennent ces milliers de caractères qui, sans leur concours, se seraient déjà effondrés. Chez les Virgule-Point, l’aînée de la fratrie a choisi une voie bien différente : fleuriste ! Elle préfère bichonner des Trompettes à pétales plutôt que de faire prospérer l’empire des points et des virgules. Mais un événement inexplicable ne tarde pas à l’entraîner dans une spirale qui la dépasse. Et si l’avenir du village était en jeu ? Et si tout était lié à la Phrase sans fin, cette mystérieuse phrase laissée en suspens par l’Auteur ?

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𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴

Un deuxième chef-d’oeuvre de Laure Dargelos, hommage original et saisissant aux mots et aux livres.

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Le premier roman de Laure Dargelos, La Voleuse des Toits, avait été une des plus belles découvertes de ma vie de lectrice, puisqu’il s’agit de mon point de vue d’un véritable chef-d’oeuvre maîtrisé de bout en bout. Ce second livre confirme la place de l’autrice dans mon top 5 d’auteurices préféré.es. Dans un tout autre registre, il est original, drôle et percutant. C’est le type d’ouvrage que l’on garde longtemps en tête. Par ailleurs, le lien que vous trouverez plus haut ne vous permettra pas d’acheter ce livre, puisqu’il a été sorti de l’autoédition après avoir trouvé un éditeur en les éditions Rivka. Je suis très heureuse pour Laure, qui le mérite amplement et j’attends avec impatience la couverture qui devrait être des plus sublimes pour me le procurer. Et je vous invite grandement à le faire aussi !!

Je crois n’avoir jamais croisé une histoire où l’on plonge directement dans les livres, une mise en abyme poussée à ce niveau de complexité. Tout ce qui est mis par écrit dans notre monde, d’un simple brouillon de courses à un manuscrit, en passant par un roman édité à des milliers d’exemplaires, tous les écrits créent des villages et de la vie dans un monde parallèle qui en est issu ! Donc les maisons sont faites d’encre, les familles sont les Guillemet, les A, les Majuscule, les villages ont des noms issus des livres, la capitale s’appelle…. Capitale, l’accent de la capitale met des majuscules sur tous les mots et l’autrice a créé une mise en page absolument géniale autour de tout ça. On s’y habitue très vite, et c’est très drôle à suivre ! En plus, il y a même de jolies illustrations ! Tout tourne autour des livres, les jeux de mots sont excellents, c’est pensé dans les moindres recoins.

J‘ai fort apprécié le message adressé au lecteur sur la surproduction de livres, et du point de vue des personnages, on pense à l’impact si jamais ce monde existait vraiment et les conséquences… On voit aussi nos habitudes de lecteurs différemment ! Par exemple, les habitants de ce monde rénovent les textes sur lesquels leur ville est basée pour qu’il reste en place sur le long terme, et ils ne doivent pas le faire lorsque les humains peuvent les apercevoir entre les pages ! Moi qui lit n’importe comment, je pense que je serais leur pire cauchemar ! Comme d’habitude avec Laure, ce n’est pas un simple roman, mais une véritable enquête, pleine de mystères et de terribles complots ! Et il est très difficile de deviner où l’autrice veut en venir et deviner à l’avance le dénouement, c’est stimulant intellectuellement.

Quand aux personnages, j’ai trouvé que le schéma était similaire au premier roman entre Prospérine et Honoré, avec une relation aux débuts difficiles ! J’ai adoré le côté perché et différent de Prospérine, fleuriste, qui adore bichonner des plantes bizarres. Je me suis même attachée à une plante, c’est pour vous dire ! Honoré est un vrai cliché de la haute société, issu de la campagne, insupportable et adorable à la fois. Les relations entre les personnages sont crédibles, évoluent, et les caractères travaillés et colorés. Ils sont très attachants, dans leur dévouement pour les autres, dans une facette que l’on redécouvre. L’autrice n’hésite pas à mettre en danger ses personnages et à les malmener comme on ne s’y attend pas, et malgré tout, il y a un côté très mignon. L’ensemble est très visuel, assez magique et rythmé, on voyage littéralement à travers les livres, avec beaucoup d’humour. Parfait pour tous les amoureux des livres (donc tout le monde ici héhé), à ne manquer sous aucun prétexte !

4 commentaires sur « CHRONIQUE #158 | Prospérine Virgule-Point et la Phrase sans fin »

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