CHRONIQUE #130 | 𝒪utsphere T.2

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𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Science-fiction

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Outsphere T.2 – Le Réveil

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Guy-Roger Duvert

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Indépendant (2020)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 344 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Deux vaisseaux spaciaux ont quitté une Terre mourante afin d’établir une colonie sur une exoplanète, dernier vestige de l’humanité. Ces vaisseaux, partis à 60 ans d’intervale, arrivèrent quasiment en même temps, du fait de l’évolution des technologies. Le premier contenait des colons relativement similaires à nous, individualistes, épris de liberté. Le second transportait des humains génétiquement modifiés, liés télépathiquement entre eux, et fonctionnant comme un seul ensemble, une seule pensée. Le communautarisme poussé à son bout. Les deux peuples durent se découvrir malgré leurs différences, tout en affrontant les dangers cachés par leur planète d’accueil nommée Eden, un paradis tropical au passé beaucoup plus riche et dangereux que prévu. Tout en tentant d’éviter les erreurs commises sur Terre, chacun se trouve confronté à des choix difficiles, qui contribuent à définir ce qui fait de nous ou non des êtres humains.

ligne-rose

𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴

𝒰n second tome toujours aussi visuel et travaillé, mêlant aspect militaire, scientifique et philosophie à merveille.

Vous pouvez trouver ma chronique du premier tome ici.

ressenti-livre

𝒯out comme dans le premier tome, j’ai trouvé le récit saisissant, par son aspect philosophique et ses descriptions réalistes et fournies. On sent les capacités de l’auteur de réalisation par le biais de son écriture, qui est très visuelle et permet de se représenter avec une aisance folle Eden, la nouvelle planète sur laquelle ont trouvé refuge les derniers Terriens. J’ai adoré découvrir les nouveaux lieux et me balader sur terre ou dans les airs aux côtés des personnages. On en apprend plus sur le passé de la planète, ses précédents occupants, les différentes intelligences qui se sont succédées, c’est passionnant ! J’aurais apprécié qu’on en apprenne encore plus, qu’on puisse avoir des informations d’un spécimen lui-même car cela pousse à la curiosité.

𝐼l y a beaucoup de personnages, on mêle cette fois Atlantes et Terriens au même niveau et l’ensemble est très hétéroclite et intéressant, avec une nouvelle individualité suite à l’anéantissement des Atlantes restés sur le vaisseau. La façon de penser des Atlantes, même en dehors du collectif, est très rafraichissante et évite tout de même de sérieux ennuis ! Ils ont tous bien changé et évolué depuis le premier tome, avec des réflexions sur ce qui fait la race humaine, les erreurs du passé à ne pas reproduire, la difficulté de vivre en communauté restreinte, la peur des personnes différentes et du pouvoir… Comme dans le premier tome, ça donne beaucoup de grain à moudre et c’est un récit intelligent. Il ne manque par ailleurs pas d’actions, au contraire. C’est assez fluide, avec quelques moments de pause, bien qu’on aperçoive un schéma récurrent à la lecture. J’ai de nouveau apprécié le mélange de scientifiques, de militaires et de personnes sur le terrain dans les villes, qui nous permet d’explorer toutes les phases d’une telle installation.

ℒ’aspect science-fiction prend plus de place dans ce tome et ce n’était pas pour me déplaire, avec toute une création d’espèce, la terraformation et de nombreux aspects scientifiques que je connaissais peu. On voit aussi le recherche de matières premières et on pense alors aux responsabilités des leaders qui doivent penser à la survie de l’espèce sur la durée, et non pas comme nous dans l’instant présent, et les sacrifices qui sont parfois nécessaires. C’est assez étonnant de voir une civilisation censée être évoluée comme la nôtre qui retourne à l’âge de pierre dans la construction de villages notamment. J’ai tout à fait apprécié qu’on ne sache jamais à quelle sauce allaient être mangés les personnages, cela donne un côté réaliste que tous ne survivent pas toujours dans des situations pareilles.

𝒥e regrette cependant une narration qui met à distance le lecteur. On a du mal à s’attacher aux personnages, ils sont très nombreux, ce qui donne plusieurs points de vue et empêche de creuser leur caractère encore plus loin. Malgré tout, leur pscyhologie est globalement bien pensée et avec autant de personnages, c’est un exploit ! Il manque juste un peu d’émotions, selon mon ressenti. Je trouve que l’ensemble a des airs de documentaires parfois, avec un point de vue extérieur, omniscient, ce qui est le seul point négatif pour moi, car j’aime pouvoir m’identifier aux personnages. Je pensais qu’il s’agissait d’une duologie et cela m’aurait bien plu car la fin de ce tome, bien qu’intrigante, me parait de fait assez forcée. Elle me donne envie de lire la suite, preuve que l’auteur est doué, mais ne me parait pas essentielle.

dix-sept

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