CHRONIQUE #66 | 𝒪utsphère

41ovynq2bl8l𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Science-fiction

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Outsphere

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Guy-Roger Duvert

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Indépendant (2019)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 313 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Des colons ayant quitté la Terre 80 ans plus tôt découvrent Eden, planète végétale qui doit devenir le nouveau berceau de l’espèce humaine. Mais alors que la planète s’avère riche en dangereuses surprises, un nouveau vaisseau arrive en orbite, des humains partis de Terre 20 ans plus tôt, modifiés génétiquement et bénéficiant de technologies avancées. La survie de l’humanité est en jeu. Mais de quelle humanité?

ligne-rose

𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴

𝒞e livre m’a tout de suite intéressée, avec sa jolie couverture et son résumé promettant un roman de SF de grande qualité. Et c’est bien le cas, la réalisation de l’univers est dingue, extrêmement réaliste et visuelle !

ressenti-livre

𝒥’ai adoré découvrir ce nouveau monde créé par l’auteur en même temps que les colons. Ce roman est très clairement adaptable sur écran, tant le lecteur a l’impression d’être plongé en plein dans un film à la lecture. Les descriptions sont fluides et se fondent à merveille dans le reste de l’action, de sorte qu’on les remarque à peine mais qu’on n’a aucun mal à imaginer là où les personnages se trouvent ! C’est vraiment l’aspect le plus sensationnel dans ce roman, je me suis imaginée Eden comme si j’y étais ! Découvrir la faune, la flore, la météo, les restes de civilisations évoluées était vraiment fascinant ! C’est de la science-fiction mais très réaliste et proche de nous, très probable au vu de la situation actuelle sur Terre. L’aspect humaniste du roman est très bien traité, et nous fait nous poser des questions sur la manière dont on voit l’humanité, ce qu’on serait capables de faire pour sauvegarder la race humaine. J’ai beaucoup aimé le petit message pas très subtil envoyé par la planète Eden elle-même comme quoi il faut arrêter d’avoir peur de tout, et s’adapter, ce qui nous permet d’éviter bien des problèmes ! 😀


𝒥e me suis beaucoup reconnue dans les premiers colons, et dans leur soif de liberté, coûte que coûte. Les Atlantes – 𝚕𝚊 𝚛𝚊𝚌𝚎 𝚍’𝚎̂𝚝𝚛𝚎𝚜 𝚑𝚞𝚖𝚊𝚒𝚗𝚜 𝚖𝚘𝚍𝚒𝚏𝚒𝚎́𝚜 𝚚𝚞𝚒 𝚊𝚛𝚛𝚒𝚟𝚎𝚗𝚝 𝚊𝚙𝚛𝚎̀𝚜 𝚕𝚎𝚜 𝚙𝚛𝚎𝚖𝚒𝚎𝚛𝚜 𝚌𝚘𝚕𝚘𝚗𝚜 𝚍𝚒𝚝𝚜 « 𝙰𝚗𝚌𝚒𝚎𝚗𝚜 » 𝚜𝚞𝚛 𝙴𝚍𝚎𝚗 – et leur notion de collectivité, où la pensée unique est maitresse à cause d’une synchronisation constante entre leurs esprits, m’a beaucoup dérangée mais aussi intéressée. Cela montre les dérives du clonage ou de ce type de manipulations scientifiques, et l’on comprend à la lecture du roman à quel point l’individualité a du bon, même si elle a de nombreux défauts. Nous sommes une race qui n’apprend pas de ses erreurs – 𝚓’𝚊𝚒 𝚝𝚛𝚘𝚞𝚟𝚎́ 𝚌̧𝚊 𝚝𝚛𝚎̀𝚜 𝚍𝚛𝚘̂𝚕𝚎 𝚍𝚎 𝚟𝚘𝚒𝚛 𝚚𝚞’𝚒𝚕𝚜 𝚌𝚘𝚗𝚝𝚒𝚗𝚞𝚊𝚒𝚎𝚗𝚝 𝚊̀ 𝚏𝚊𝚒𝚛𝚎 𝚍𝚎 𝚕𝚊 𝚖𝚎𝚛𝚍𝚎 𝚖𝚎̂𝚖𝚎 𝚜𝚞𝚛 𝚞𝚗𝚎 𝚊𝚞𝚝𝚛𝚎 𝚙𝚕𝚊𝚗𝚎̀𝚝𝚎, 𝚘𝚗 𝚎𝚜𝚝 𝚟𝚛𝚊𝚒𝚖𝚎𝚗𝚝 𝚙𝚊𝚜 𝚜𝚘𝚛𝚝𝚒𝚜 𝚍𝚎 𝚕’𝚊𝚞𝚋𝚎𝚛𝚐𝚎 :’) – mais l’Humanité a vraiment un sens pour nous, la majorité d’entre nous ne sommes pas capables de sacrifier les nôtres, alors même si nous sommes voués à disparaitre, au moins, on n’oubliera pas ça ! J’ai aussi apprécié que tout ne soit pas noir ou blanc dans chacun des caractères, les personnages étant très différents et réagissant de manières différentes aux mêmes situations, même avec les Atlantes qui développent de nouvelles compétences au contact des Anciens !


ℒa lecture était rapide et j’ai trouvé ce roman génial. Si j’ai quelques remarques à faire, c’est à propos du manque de profondeur des personnages, qui sont très nombreux et donc difficiles à approfondir un par un, et la rapidité des actions, les unes sur les autres. Je m’explique ! Je n’ai pas eu d’attachement particulier pour les personnages même si j’en ai beaucoup aimé certains comme Bowman le militaire et la scientifique Fulton, dont on connait plus souvent les états d’âme. Lorsque les Atlantes rentrent en jeu, tout devient plus complexe au niveau des personnages. Ils n’ont pas de prénoms, et s’appellent M1645 ou S8588, ce qui est très déstabilisant et n’aide pas à se rapprocher d’eux. Cependant, même s’il était toujours peu aisé de les différencier, surtout physiquement, j’ai commencé à ressentir de l’empathie pour eux une centaine de pages avant la fin.


𝒫our la rapidité des actions, je dirais que tout s’enchaine à merveille mais qu’il y a trop d’actions. En fait, le sommaire est assez clair dans le sens que va prendre le roman, la première partie est Eden, ensuite le Purgatoire puis on a différentes étapes jusqu’à l’Enfer. On comprend vite que les évènements vont être de plus en plus violents et noirs pour les personnages. Mais à partir du moment où les éléments partent vraiment en vrille, ça ne s’arrête plus une seule seconde et le lecteur peut avoir du mal à tout suivre et à savourer sa lecture alors que l’action est vraiment prenante ! En plus, on voit toutes les facettes d’une telle expédition dont l’issue est incertaine, avec les scientifiques, les militaires et les civils, qui ont chacun leurs responsabilités vis-à-vis des autres, et ont des choix difficiles à faire pour en sauver le maximum. Le roman est empreint dès le début d’une certaine noirceur, de mort, mais la lecture n’est pas morbide pour autant, on sent juste que la planète n’est pas aussi vide qu’on l’aurait pensé et qu’elle a aussi ses dangers…

𝒥‘ai hâte de lire la suite, de découvrir quels secrets cette planète cache, en espérant que les quelques bémols aient disparu, parce que cette saga a un gros potentiel et la fin annonce à nouveau du grabuge !

dix-sept

4 commentaires sur « CHRONIQUE #66 | 𝒪utsphère »

  1. L’écriture n’est pas le point fort de ce S.F, ex.  » Le hangar était désormais très vide « , vide je connais,  » qui ne contient rien  » mais moins que rien ?! beaucoup rien ?? Et des exemples comme celui là il y en a très plein ( une personne peu sociale au lieu de sociable, etc….) Et j’ai d’ailleurs noté que la rubrique remerciements du bouquin était très beaucoup absente, pas de relecture…like a boss !
    Et l’histoire ? Le thème de la colonisation d’une planète avec son lot de conflits internes est archi couru, par contre le premier clash m’a fait marrer, l’interdiction de l’accès physique au local des archives !! L’intranet les gars ça n’existe pas dans le futur ? Trop c’est trop, j’ai abandonné après 200 pages.

    Aimé par 1 personne

    1. Je crois que l’auteur est d’abord scénariste, il est peut-être meilleur dans ce type d’écriture là ! Après, moi ça m’a pas choquée outre mesure, et en terme de thèmes, tout a été fait, ou presque, le principal c’est que ça ressemble à quelque chose ! On voit très peu d’originalité dans les livres de nos jours !

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