CHRONIQUE #155 | Bordeterre

𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Fantasy

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Bordeterre

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Julia Thévenot

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Sarbacane (2020)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 524 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Inès, 12 ans, est le genre à castagner ceux qui cherchent des embrouilles à son frère, Tristan, autiste de 16 ans. Tristan lui, est plutôt du genre à regarder des deux côtés avant de traverser. Mais ce jour-là, il ne parvient pas à retenir sa sœur qui, courant après son chien… … bascule dans un univers parallèle. Bordeterre. C’est le nom de cette ville, perchée sur une faille entre deux plans de réalité. On y croise des gamins qui chantent pour faire tourner un moulin, des châtelains qui pêchent des cailloux… et des créatures étranges. Inès, par nature, est ravie. Elle explore, renifle le derrière de Bordeterre avec une joie souveraine, comme le chien qu’elle a suivi. Tristan est plus inquiet : il y a quelque chose de pourri dans cette ville.

ligne-rose

𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴 – 𝙴𝙽 𝙿𝙰𝚁𝚃𝙴𝙽𝙰𝚁𝙸𝙰𝚃 𝙰𝚅𝙴𝙲 𝙻𝙰 𝚅𝙾𝙸𝚇 𝙳𝙴𝚂 𝙻𝙴𝙲𝚃𝚁𝙸𝙲𝙴𝚂

Un roman de fantasy complexe et original, mais un peu inégal malgré ses nombreux atouts.

ligne-rose

Ce roman est impressionnant d’imagination et de rythme. Dans son ensemble, je l’ai beaucoup apprécié et le trouve d’une grande qualité. Cependant, il est très inégal. C’est un bon pavé de 500 pages qui comporte beaucoup d’informations, dans un rythme effréné et un world-building conséquent. Le plus dur a été de rentrer dans l’histoire véritablement, je n’ai pas eu d’accroche immédiate avec les personnages ni l’univers, en grande partie pour ses trop grands mystères. Il est difficile de se le représenter visuellement. 

La plume de l’autrice est extrêmement fluide en revanche, et les changements de points de vue y aident beaucoup. J’ai apprécié apprendre à découvrir de cette manière les différents personnages, avec Inès et Tristan, dont la relation est émouvante. C’est assez rare de croiser un personnage autiste et j’ai trouvé ses réactions bien traitées. Son évolution reste crédible grâce à cette notion d’oubli et son sentiment d’appartenance. J’ai eu un peu plus de mal avec Inès, qui ne manque pas non plus de courage mais était un peu trop jeune pour que j’apprécie ses réactions. Les autres personnages qui viennent se greffer autour d’eux apportent des réponses sur le passé de Bordeterre et donnent de la consistance à l’intrigue. Les châtelains étaient insupportables, mais le comportement d’Adelphe tout du long m’a plu, par sa différence.

C’est un one-shot intéressant, original, notamment par son écriture, car au milieu de chants et de poèmes, il y a des mots vulgaires et des expressions excellentes qui m’ont beaucoup plu, mais surprennent ! Il se clôture parfaitement selon moi et apporte de belles réflexions sur le poids des mots, la cohésion, la volonté de liberté coûte que coûte mais également le fait que l’amour est plus fort que l’oubli. La métaphore du Lac Zéro m’a bouleversée ainsi que le rapport au deuil de l’ouvrage, qui peut apaiser les peines et questionner notre peur.

3 commentaires sur « CHRONIQUE #155 | Bordeterre »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s