Court toujours, une collection multi-supports

Court toujours, une collection de romans courts à lire ou à écouter en moins d’une heure. Quand on veut, où l’on veut ! 1 roman, 3 versions. Avec ces livres, vous pouvez écouter la version audio et lire la version numérique gratuitement via l’appli Nathan Live, en plus du livre papier. Des récits initiatiques intenses et percutants, qui racontent un moment-charnière de la vie d’un ou d’une ado d’aujourd’hui.

Ces courts livres m’ayant été envoyé en tant que partenaire Nathan, mais sans que je les ai demandés, l’une de mes meilleures amies, Amandine, a accepté de lire ceux qui ne m’intéressaient pas vraiment et d’en réaliser des chroniques. Je trouve le principe du multi-support assez intéressante, surtout qu’au final, le tout revient à 8 euros, ce qui reste assez honnête malgré le nombre de pages assez restreint. Personnellement, je n’écoute pas d’audio, donc je ne suis pas concernée mais on se plaint souvent des livres numériques ultra chers et l’audio, n’en parlons pas ! Là au moins, tout le monde est servi ! Belle initiative donc, je trouve. Les couvertures ne sont pas très attrayantes et peut-être un peu trop colorées pour moi, je trouve ça un peu dommage ! Je vous laisse avec les chroniques d’Amandine, les deux miennes seront les dernières. Cliquez sur les images pour avoir le résumé !


Florence HinckelComme un homme

L’histoire débute avec Ethan marchant seul dans la neige avec une seule pensée en tête : « Je vais le tuer ». On ne connaît pas l’identité de sa victime ni les raisons qui poussent le personnage principal à vouloir le tuer. Le lecteur est donc directement introduit au cœur de l’intrigue. L’histoire est bien rythmée. On apprend au fur et mesure du récit des détails sur la vie d’Ethan ce qui permet d’assembler les pièces du puzzle notamment grâce à l’alternance entre les scènes du présent et les souvenirs du garçon. L’identité de l’Homme ne nous est révélée qu’à la fin de l’histoire au moment où Ethan prend connaissance d’un lourd secret de famille. C’est un livre sur le questionnement et le courage des victimes de violences qui se battent pour continuer à vivre et à aimer malgré leurs traumatismes.

Fabrice ColinAux ordres du cœur

L’histoire débute dans un train en direction de Londres avec Johanne ; 17 ans, et sa mère. Cette dernière est atteinte de la maladie d’Alzheimer, à un stade qui semble avancé puisqu’elle confond de manière presque permanente le passé avec le présent. Cela ne dérange pas la jeune fille. Elle encourage même sa mère en refusant de la contredire malgré le désaccord de son entourage. C’est d’ailleurs pour cette raison que Johanne a décidé d’accompagner sa mère dans la capitale ; là où se situe la maison qu’elle habitait au moment de ses souvenirs. Le lecteur ressent l’amour inconditionnel de Johanne pour sa mère ce qui est très touchant, mais aussi le poids du mensonge car elle doit continuellement s’adapter à ce que sa mère considère comme la réalité/la vérité. J’ai néanmoins trouvé la fin de cette histoire déconcertante. Johanne comprend qu’elle doit vivre sa propre vie malgré la maladie de sa mère. C’est une résolution pleine de sagesse et de courage, mais la réaction de Johanne face à un événement qui arrive à sa mère en parallèle reste pour moi peu compréhensible.

Gaël AymonSilent Boy

Anton est un jeune adolescent qui passe ses nuits sur des forums en ligne sous le pseudonyme de SilentBoy. Il s’agit d’un lieu d’écoute et de discussion entre adolescents. Ces derniers peuvent parler de leurs problèmes sans honte ni jugement de la part des autres participants. Dans la vie de tous les jours Anton est interne dans un lycée difficile où le respect laisse plutôt place au harcèlement et aux moqueries. L’histoire alterne donc entre sa vie au lycée et sa vie sur le forum. Il intervient peu que ce soit dans la vraie vie où ‘’virtuellement’’. Pourtant, un jour il décide lui aussi de témoigner après la tentative de suicide d’un élève de son lycée victime de harcèlement. Alors qu’auparavant il considérait que ne rien dire était la meilleure chose à faire : « Tu t’intègres ou t’es mort » il va participer à un atelier sur le thème de l’égalité entre les femmes et les hommes, le sexisme et la sexualité dans sa classe et critiquer ces comportements face à ses camarades. Il s’agit donc d’un livre qui défend le respect et l’entraide face à des agissements violents et destructeurs illustré ici par le harcèlement scolaire.

Rachel CorenblitLes potos d’abord

Ce livre raconte la quête de liberté d’un adolescent : Nathan et de son meilleur ami Ihmed. À 16 ans ils vont partir pour la première fois de leur vie en vacances seuls, sans leurs parents. La déception des deux garçons lorsqu’ils découvrent le camping se mêle à la joie de se sentir enfin indépendants. Les jours se suivent et se ressemblent et quelques tensions vont apparaître entre Nathan et Ihmed notamment lorsqu’un soir ce dernier est refoulé à l’entrée d’une boîte de nuit en raison de son origine. En amont, quelques références avaient déjà été introduites dans le récit à propos du racisme que peut vivre Ihmed au quotidien mais c’est un thème qui n’est peut-être pas assez développé à mon sens. Malgré tout, on peut voir dans ce court récit que leur amitié dépasse ces différences et qu’ils sont bien décidés à ce que rien ne gâche leurs vacances. L’histoire m’a peu intéressé dans l’ensemble et je me suis parfois ennuyée en lisant ce livre.

Séverine VidalSon héroïne

Très visuel, ce livre instille le malaise dans l’esprit de son lecteur, qui sent que quelque chose de malsain se passe. Rosalie sauve Jessica d’un homme lourd dans les transports en commun et se considérant comme sa sauveuse, se met à la harceler. On sent à la fois la tristesse et la solitude de la jeune femme, mais elle apparait vite comme antipathique, à voir Jessica comme sa propriété, à mépriser tout un chacun tandis que sa situation ne parait pas bien glorieuse. On sait qu’un drame a eu lieu dans sa vie, mais le mystère reste longtemps. La dépression dans ses pires aspects est parfaitement décrite, à un point où elle devient dangereuse tant pour soi que pour les autres, à la limite de la folie. Ce livre me parait être un parfait manuel de « comment repérer les relations toxiques et les éviter ». La tension monte avec un rythme parfait, comme dans un film, et la scène de fin est maitrisée comme pour un thriller. Jessica quant à elle, est un personnage qui permet d’apprendre à dire non et à ne pas faire passer le bien des autres avant le sien. Sombre mais utile.

Vincent CuvellierLe plus mauvais livre du monde

Ce dernier livre est totalement déluré, ne possède que très peu de sens mais cela donne un côté absurde qui m’a bien plu ! Récit basé sur la fuite et l’ennui, le flegme qui traverse les pages est saisissant, comme le personnage de Paul, à la fois plein de vie et sans but. Cherchant à s’échapper de son quotidien, il prend le train, sans un sou en poche et se fait jeter de celui-ci, atterrissant alors dans une bourgade paumée. Pour l’accompagner, seul un livre trouvé par hasard, dont il ne comprend pas un mot, et qui m’a beaucoup fait rire tant l’auteur a dû s’amuser pour écrire des mots sans sens. Le destin fait qu’il rencontre son auteur, et il lui est impossible de s’en dépêtrer jusqu’à connaitre son caractère véritable, celui d’un snob sans avenir et encore moins en tant qu’écrivain. Le seul intérêt pour Paul, la fille de cet homme, avec qui il va saisir des moments de liberté et enfin peut-être, vivre la fuite en avant qu’il cherchait tant. La fin m’a tiré un grand sourire, amusante et émouvante, racontant l’errance d’une jeunesse qui ne sait plus quoi faire pour vivre un peu.

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