CHRONIQUE #126 | ℒes aventures involontaires des Soeurs Mouais

couv49888276

𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Jeunesse

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Les aventures involontaires des Soeurs Mouais

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Kara Lareau & Jen Hill

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Little Urban (2020)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 216 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Délaissées par leurs parents, les deux jumelles Aubépine et Clémentine vivent à Morneville. Elles adorent leur petite routine insipide, brutalement interrompue le jour de leur kidnapping. Les voici en haute mer, prisonnières d’un équipage impitoyable de femmes pirates… HISSEZ HAUT! L’aventure n’est pas leur fort… Humour pince-sans-rire et péripéties palpitantes rythment cette trilogie, n’en déplaisent aux sœurs Mouais !

ligne-rose

𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴 – 𝙴𝙽 𝙿𝙰𝚁𝚃𝙴𝙽𝙰𝚁𝙸𝙰𝚃 𝙰𝚅𝙴𝙲 𝙻𝙰 𝚅𝙾𝙸𝚇 𝙳𝙴𝚂 𝙻𝙴𝙲𝚃𝚁𝙸𝙲𝙴𝚂

𝒰n roman jeunesse drôle, pédagogique et aux messages intelligemment pensés.

ressenti-livre

𝒞e petit roman jeunesse est issu d’une collection sortie il y a quelques jours chez les éditions Little Urban et qui semble mettre en avant de jolis messages par le biais d’un humour particulièrement adapté aux enfants et aux adultes. J’ai craqué pour le titre et l’univers des pirates, après lecture, les soeurs Mouais convient tellement au caractère des petites filles ! Tout chez elles est nonchalant, c’est génial ! L’humour dans le roman est très pince-sans-rire, presque absurde, c’est assez rare en jeunesse et ça m’a bien fait rire dans ma barbe. Il y également beaucoup de jeux de mots qui y contribuent, les enfants vivent à Morneville, la pirate à qui il manque une jambe s’appelle Debois… ce sont plein de petits détails qui font de l’ensemble un vrai plaisir. C’est aussi un roman illustré, à la mise en page soignée, à noter qu’il s’agit d’un hardback ! L’aspect pédagogique se voit au début de chaque chapitre, avec un mot expliqué comme dans un dictionnaire accompagné d’une illustration explicative très drôle ! Cela permet aux enfants d’apprendre de nouveaux mots et d’enrichir leur vocabulaire.

𝒞ertaines situations restent assez improbables du point de vue d’un adulte, avec les jeunes filles abandonnées par leurs parents, et qui vivent donc seules depuis de nombreuses années. Dans la vraie vie, les services sociaux seraient déjà passés par là. Par contre, j’ai bien apprécié qu’elles ne pardonnent pas à leurs parents aussi facilement et qu’elles se rendent bien compte de leur irresponsabilité. L’amour qu’elles se portent et que l’on sent à travers les pages montre bien qu’elles se suffisent à elles-mêmes. Aubépine et Clémentine sont drôles sans le faire exprès, elles n’ont pas de véritable caractère affirmé mais des habitudes attachantes qui les rendent mignonnes. Par exemple, pour ne pas affronter la réalité en face, elles font semblant de dormir et j’ai trouvé ça excellent. Elles parleront à beaucoup d’enfants et d’adultes, l’autrice faisant passer le message qu’on peut très bien vivre notre petite vie tranquille sans pour autant vivre des aventures, qu’on peut très bien être heureux comme ça et qu’il faut faire les choses pour soi et pas parce que c’est ce qu’on attend de nous.

𝒞’était très appréciable que l’équipage du bateau pirate soit entièrement féminin. Si elles ne semblent pas bien glorieuses au départ, on apprend à les connaitre et les clichés des méchantes sont déconstruits en apprenant le passé de chaque pirate, toutes bien différentes. On sent un féminisme bien ancré avec des remises en question au sein d’une communauté de femmes. L’univers des pirates est suffisamment intéressant pour les enfants, il manque peut-être un peu de détails pour les adultes qui aimeraient plus de contexte. J’ai beaucoup aimé qu’à la fin du roman, quelques vraies femmes pirates soient mises en avant, c’était très intéressant ! Je salue également la mention de la grossophobie, sujet très peu abordé en jeunesse, avec le personnage de Grâce (un peu facile certes, mais dans la lignée de l’humour absurde du roman), que les fillettes aident à s’affirmer et qui subit des moqueries de la part des autres, reléguée en cuisine. En bref, c’est un petit roman rapide à lire, vraiment agréable pour les adultes, dont les messages peuvent être saisis par tout le monde. C’est clairement parfait pour les enfants, pour leur faire comprendre l’importance de la gentillesse et de l’acceptation des autres, par le biais de l’humour.

dix-sept

6 commentaires sur « CHRONIQUE #126 | ℒes aventures involontaires des Soeurs Mouais »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s