CHRONIQUE #122 | ℒa Cité des Sang-Pur

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𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Fantasy

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : La Cité des Sang-Pur T.1 – D’ombre et de poussière

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Lucille Chaponnay

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Indépendant (2020)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 273 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Imwin, capitale d’Ermera, est surnommée la Cité des Sang-Pur en référence aux mages qui la gouvernent. Grâce à leurs pouvoirs, ils règnent sans partage sur deux castes inférieures, les Privilégiés et les Poussières. Suite à l’assassinat de ses parents, Senia, une Poussière, se voit propulsée dans le monde des Privilégiés où elle fera la connaissance de la jeune Miodanscelle Fet’Melek. Malgré sa condition inférieure, elle devra protéger son amie et évoluer dans un univers qui la rejette. L’arrivée d’un Ombre, ces Sang-Pur espions du Conseil des Douze, va compliquer sa mission. Entre meurtres et enquêtes, Senia parviendra-t-elle à défendre ceux qu’elle aime ?

ligne-rose

𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴

𝒰n roman entre enquête, magie et castes, avec des personnages attachants et complexes.

ressenti-livre

𝒞e roman est un service presse de mon amie Lucille, également autrice ! Ça ne change pas mon honnêteté comme d’habitude, mais la vérité, c’est que j’ai vraiment adoré ce qu’elle a fait ! En effet, le système de castes est somme toute assez peu original mais elle a su y apporter des nuances et une complexité dingue ! On a en bas de la caste les Poussières, puis les Privilégiés et enfin les Sang-Pur, qui eux ont des pouvoirs bien différents : pour soigner, en rapport avec les éléments…. C’est bien utilisé et crédible, et on rajoute les Ombres et les Lumières qui sont vraiment particuliers ! Pour une fois, on ne fait pas que parler de magie histoire de, mais on les utilise tout au long du roman, et à ça s’ajoutent des dons vraiment mystérieux… Je me suis au début fait la remarque sur le fait que ceux en bas de la caste étaient de couleur et que les Sang-Pur étaient blancs mais au final, d’autres éléments s’ajoutent et ça change les choses ! Pour un roman de moins de 300 pages, je suis très surprise de la complexité de l’intrigue et du monde créé !

𝒥’ai trouvé le style de l’autrice très fluide, le début du roman nous plonge très clairement dans le vif du sujet et on a rapidement une ellipse qui ajoute du dynamisme au récit. C’est une sorte de grande enquête en fil rouge, avec de nombreux complots tels qu’on ne sait jamais à qui se fier, on se met vraiment à la place du personnage principal, Senia. On a des petits indices par-ci par-là, et on pense parfois tenir le bon bout de l’enquête et puis.. en fait non ! En plus, Lucille n’hésite clairement pas à être horrible, mais vraiment, la fin m’a tuée, avec ses personnages. Du coup, maintenant je veux la suite, pour savoir si ce dont je suis persuadée est bien vrai ! L’ensemble est un peu violent du fait que l’on a peur des trahisons à chaque instant et qu’il y a des meurtres en fond et même en surface d’ailleurs, et ce de manière récurrente. J’ai adoré les descriptions plutôt visuelles qui m’ont donné l’impression de déambuler dans la ville ! Je dois avouer que certaines idées m’ont surprise, parce que je ne les avais jamais vues, notamment avec le salon de beauté, mais ça rend le roman plus réaliste et super bien travaillé.

𝒥’ai vraiment accroché au personnage de Senia, pourtant, elle parait assez froide au départ vu ce qui lui arrive. Mais on comprend vite son caractère et elle devient très attachante. Elle est intelligente, rusée même, prudente mais têtue et elle garde une profonde gentillesse malgré la haine que les gens lui vouent parce qu’elle fait partie de la plus basse caste et qu’elle a quelques privilèges. En effet, c’est la garde du corps de Miodanscelle, une Sang-Pur un peu égoïste et inconstante par moment, mais adorable et honnête. Je l’ai un peu moins appréciée mais sa loyauté est à toute épreuve et elle a montré de belles valeurs. Leur relation est superbe et on sent un véritable attachement malgré leurs différences. On peut aussi noter une relation LGBT, ce qui est très appréciable et plutôt rare encore, elle est très douce et adorable dans ce monde de corruption. J’ai aimé les différents caractères équilibrés des personnages autour de Senia, de Veomian et de sa femme terriblement doux et à qui on s’attache, le père de Mio qui protège Senia alors qu’il pourrait se servir d’elle, et Ackis surtout, pour lequel j’ai eu un vrai coup de coeur, personnage plein d’ironie et de lumière, paradoxalement.

dix-neuf

3 commentaires sur « CHRONIQUE #122 | ℒa Cité des Sang-Pur »

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