CHRONIQUE #119 | ℒe jour où j’ai adopté un trou noir

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𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Jeunesse

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Le jour où j’ai adopté un trou noir

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Michelle Cuevas

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Nathan (2020)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 225 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Stella, 11 ans, découvre un jour dans sa chambre… un trou noir. Il l’a suivie après une visite à la NASA et elle doit maintenant s’occuper de lui. Le problème, c’est qu’il avale tout ce qu’il touche ! Parfois, c’est pratique, comme lorsqu’il s’agit d’objets qui lui rappellent son père décédé. Mais lorsque son chien disparaît à son tour, Stella et son petit frère doivent faire un voyage extraordinaire à travers le trou noir pour sauver leur compagnon… et les souvenirs de leur père.

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𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴

𝒰n des plus beaux romans que j’ai pu lire sur l’étape du deuil, tout en poésie, en douceur et en humour.

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𝒥’ai fini ce petit roman jeunesse en pleurant. Il évoque le deuil d’une si jolie manière, terriblement douce mais percutante à travers une épopée dans un trou noir ! Stella, 11 ans, a perdu son papa il y a quelques mois et vit une sorte de déni. Mais elle trouve un petit trou noir, Larry, dans un carton et va s’en occuper ! J’aurais jamais pensé m’attacher à un trou noir, il est gentil, mais il avale tout, alors elle va lui donner à manger ses souvenirs avec son père, pour essayer de se débarrasser de la douleur… sauf qu’il va aussi aspirer son chiot, et là il va falloir aller le chercher ! Elle part alors dans une odyssée avec son petit frère au sein de la noirceur même. C’est une forme de récit initiatique aux côtés de Stella, que j’ai trouvé vraiment intelligente et attachante pour son âge.


𝓔lle va apprendre beaucoup de choses, notamment que quand on met les problèmes de côté, ils grandissent et nous blessent plus. Et surtout que même si quelque chose disparait, il te guidera toujours, parce qu’il sera toujours dans ton coeur. Mais aussi que la famille, c’est important et qu’il faut prendre soin les uns des autres, que ce n’est pas la seule à souffrir, qu’il vaut mieux garder les souvenirs même si ils font mal, tout simplement parce qu’ils sont beaux et qu’ils nous permettent de grandir. Je pense qu’il a eu un impact particulier pour moi car j’ai perdu mon chien il y a bientôt un an le mois prochain, les émotions sont décuplées quand on a déjà vécu un deuil. Il y a beaucoup de citations et de phrases qui nous parlent profondément et apaisent notre coeur, sont infiniment poétiques, notamment avec les métaphores liées à l’espace.


𝒞’est tout plein d’humour et c’est pour ça que la lecture est fluide et légère malgré le sujet ! J’ai plusieurs fois pouffé de rire car Stella est drôle malgré elle, mais tout en bienveillance. Surtout que l’autrice a rajouté pas mal d’humour absurde, notamment avec un voyage spatial dans une baignoire au milieu de choux de Bruxelles géants, mais c’est très bien fait et ça peut aider les enfants à s’identifier encore mieux. Forcément, il y a plein de références à l’espace, on apprend un peu de vocabulaire, et je trouve qu’on a vraiment l’impression de voyager dans l’espace avec elle. En plus, il y a des petits dessins un peu enfantins et une mise en page très ludique ! Je ne l’estime pas uniquement pour les enfants, même si il est très pédagogique et parfait pour eux, il a une double lecture poignante pour les plus grands. C’est l’un des meilleurs romans que j’ai lu sur le sujet.

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8 commentaires sur « CHRONIQUE #119 | ℒe jour où j’ai adopté un trou noir »

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