CHRONIQUE #115 | 𝒞endres

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𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Thriller steampunk

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Cendres

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Johanna Marines

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Snag (2019)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 404 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Londres, 1888. Nathaniel et Luna vivent dans un quartier mal famé de l’East-End. Pour survivre, ils sont obligés de revendre les objets qu’ils ont volés. Agathe, une jeune femme plutôt naïve prête à tout pour payer les médicaments de sa mère malade. Celle-ci va être embauchée comme parurière chez les Henwoorth. Mais, rapidement, le fils ainé de la famille, Archibald, se montre étrange… Qu’attend-il vraiment d’elle ? Et si un tout autre destin l’attendait ? Quand Luna, disparaît et que d’étranges cauchemars refont surface, le monde fragile de Nathaniel vacille… Réussira-t-il à retrouver Luna avec l’aide de la police ? Ou devra-t-il faire chemin seul pour comprendre les forces obscures qui tirent les ficelles en coulisse ?

ligne-rose

𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴

𝒰n roman entre thriller et policier, aux inspirations steampunk et à l’intrigue surprenante et sombre.

ressenti-livre

𝒥’ai été très surprise par ce livre, un peu par sa noirceur également. On atterrit à l’époque victorienne, dans un Londres sans magie mais à l’aspect steampunk marqué, ce qui donne une ambiance tout de même très fantastique. La ville vit sous la pollution des usines, qui forme un smog terrifiant et particulièrement vicieux, ce qui rend l’intrigue assez oppressante. Le titre ne peut pas mieux convenir ! En plus de ça, il y a des enlèvements de jeunes filles et des meurtres à la Jack l’Eventreur, versant parfois à la limite de l’horreur. Autant vous dire que ce n’est d’habitude pas mon style, et que je ne m’attendais pas vraiment à un thriller pareil. Et pourtant, je suis absolument fan ! C’est parfaitement maitrisé pour moi, le style est fluide, je ne comprends pas vraiment les remarques sur les transitions. Peut-être que cela manquait un peu de descriptions et de marqueurs temporels pour être vraiment parfait !


𝒪n plonge entièrement dans l’histoire et l’intrigue nous prend aux tripes, j’ai parfois eu les larmes aux yeux. Les révélations sont parsemées très efficacement, de manière très naturelle. Et c’est ce qui fait l’originalité du roman, on est vraiment surpris par les choix de l’autrice, malgré quelques rouages un peu convenus. Autrice qui ne manque pas, par ailleurs, de nous briser le coeur à de multiples reprises en maintenant l’espoir ! J’ai apprécié le parfait contraste entre les bas-fonds de Londres, la misère des quartiers pauvres, et les soirées mondaines, les parures, le beau manoir, qui cachent au final tous de bien sombres secrets. On visite des recoins peu fréquentables à vrai dire ! Il y a de la romance, mais suggérée, ce qui fait qu’on ne tombe pas dans des travers désagréables et j’ai trouvé un changement agréable mais radical dans la position du sauveur.


𝒥’ai plutôt apprécié les personnages, notamment Nathaniel et Agathe. Luna n’avait pas un caractère assez mature, à mon avis et j’ai trouvé ses décisions déraisonnées. Agathe était très intéressante à suivre, courageuse et intelligente. Je regrette simplement ses réactions vers la fin du roman, qui ne m’ont pas paru suivre son caractère habituel. J’ai par ailleurs beaucoup apprécié la multiplicité des points de vue, on avait l’impression de saisir plus de détails. J’aime que chaque personnage ait un véritable passé, qu’on en apprenne plus sur eux. Nathaniel était le personnage le plus intéressant selon moi, à la limite entre violence et être absolument adorable. J’ai été très touchée par son caractère de battant. La seule chose qui m’a posée problème, c’est la récurrence de ses pertes de mémoire, qu’on a du mal à expliquer. Quand aux Henwoorth, je dirais simplement qu’il ne faut pas toujours se fier aux apparences… Un peu dommage également qu’on n’ait pas pu apprendre à les connaitre un peu plus et que le réel caractère de l’un d’entre eux ne soit pas plus expliqué.


𝒥’ai parfois été choquée, je dois faire une petite mention de TW concernant la mort et la violence, parce qu’on n’est pas vraiment épargnés. Mais pour qu’une lectrice comme moi puisse le lire, c’est que ça doit aller, étant un peu flippette sur les bords. Toute cette histoire de diamants m’a fait froid dans le dos. C’était génial aussi de pouvoir suivre une enquête policière en parallèle, avec un personnage qui ne s’embarrasse pas de conventions. Sans spoiler, je ne m’attendais pas à une fin pareille, et je crois que c’est la première fois que j’en lis une pareille, entre tristesse profonde et nostalgie douce. Je dois mentionner aussi la mise en page de la maison d’édition, j’ai découvert un plan de Londres dans la jaquette et la couverture est sublime ! On retrouve parfois quelques incohérences, notamment sur l’action finale, mais ça n’a pas vraiment entaché ma lecture, plutôt marquante !

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dix-huit

3 commentaires sur « CHRONIQUE #115 | 𝒞endres »

      1. Bin comme j’ai déjà lu Rouille, j’ai vu certain qui disaient que ça servait pas trop de lire Cendres mdr. Et puis même si Rouille était sympa, il m’a pas fait grimper aux rideaux du coup, c’est sur que je suis pas méga hypée pour Cendres ^^

        Aimé par 1 personne

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