CHRONIQUE #111 | 𝓔vill

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𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Fantastique

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Evill, Le Destin des Proscrits

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Taï-Marc le Thanh

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Didier Jeunesse (2019)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 324 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Évill, 14 ans, meurt dans une explosion. Il est immédiatement recueilli par Sidérius, un dieu chargé de l’amener, comme tous les défunts, sur la merveilleuse planète Ésiris. Mais au moment de franchir cette frontière, Évill fait soudainement marche arrière, saisi d’un sentiment instinctif de fuite. Il rejoint alors les « Proscrits », condamnés à survivre sur Terre à l’état de spectre. Le jeune garçon apprend qu’Ésiris n’a rien d’un paradis, mais tout d’une prison dorée gouvernée par des dieux tout-puissants qui veulent anéantir la Terre pour se nourrir de sa force. Forgés de courage et déterminés par une soif de liberté, les Proscrits vont tout faire pour contrer cette menace. Très vite, tous comprennent qu’Évill est l’Élu, et sans doute leur seule chance de sauver le monde du chaos.

ligne-rose

𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴

𝒰n excellent moment avec une mythologie originale et fascinante, des apparences trompeuses mais un léger goût d’inachevé !

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ℒe début de ce livre est vraiment exceptionnel, on fait face à un personnage intelligent, qui suit son instinct. J’ai moins apprécié la seconde partie du roman, où l’on passait de la découverte de ce monde des Proscrits et des légendes associées, à un combat contre la fin du monde. J’ai, bizarrement, trouvé cette partie d’action trop rapide, trop facile et automatique, elle manquait de naturel. Pourtant, il y a des rebondissements géniaux et tout est une succession de choses auxquelles on ne s’attend pas, qui rajoutent du piment à l’histoire. Mais peut-être trop justement. C’est ce qui m’a rendu la fin trop abrupte, solitaire et triste. Cela dit, ça a un certain sens, étant donné que le roman est assez court pour un roman fantastique. À part la mythologie particulièrement travaillée, tout semble du coup vu en surface et peu approfondi. Cela n’enlève en rien le véritable talent de conteur de l’auteur et son style littéraire très agréable et rythmé.


𝒪n rencontre Evill à sa mort, récupéré par un dieu qui doit l’amener vers Esiris, le paradis des humains. Mais en passant le portail, il sent que quelque chose ne va pas et fait demi-tour, se mettant ainsi à dos les dieux. Mauvaise idée en soit. Il devient alors un Proscrit et rejoint un groupe hétéroclite très attachant. J’ai beaucoup apprécié toute cette mythologie revisitée sur le Diable et les Dieux, les méchants et les gentils et le fait que les gens ne sont pas ce que l’on peut croire au premier abord. C’est assez bizarre d’en venir à avoir une certaine affection et de l’empathie pour le Diable, je dois dire, et c’est un beau coup de la part de l’auteur ! C’est très intéressant de remettre en question des croyances grâce à l’attachement qu’on porte aux personnages et qu’on sait être du bon côté. C’est assez rafraichissant et plutôt original je trouve. Niveau imagination, je dois avouer que les monstres à moitié dieux font bien flipper et sont repoussants, je poussais parfois des cris de dégoût, mais l’auteur rend ça plutôt drôle avec un humour agréable. Le destin des Âmes Hurlantes est également assez choquant, car c’est une perspective de la mort bien peu réjouissante.


ℒ’idée des parfums pour attirer les âmes est originale, je pense que c’est la première fois que je lis ça ! Celle de la moisson quant à elle est assez récurrente, mais c’était parfaitement traité et très intéressant car l’auteur traite de la peur de la mort et du profit qui en résulte. Le schéma de l’élu reste un peu habituel, avec des pouvoirs rapides et importants, qui ne m’ont pas transcendée plus que ça. J’ai également trouvé Evill peu correspondant à son âge, 14 ans, c’est jeune et sa maturité et son calme avaient du mal à être crédibles par moment, bien qu’il ne soit pas comme les autres ! C’est un jeune homme attachant, réfléchi mais peut-être trop rationnel que j’ai pris plaisir à suivre. L’un des aspects que j’ai bien aimé, c’est celui de réapprendre à vivre dans la mort, avec l’importance des souvenirs, de la matière qu’il faut ressentir au lieu de penser, c’était très enrichissant. La relation que j’ai préféré est celle entre Evill et Lafayette. Lafayette le recueille et le traite comme un petit frère, lui apprend des choses…


ℒa relation amoureuse d’Evill est sympathique et apporte un peu d’aventures et de nouvelles idées, notamment avec la relation entre les morts et les vivants, mais aussi les EMI, notion qui aurait méritée d’être explicitée, tout comme l’aspect scientifique. Bébé Bob était excellent, et la révélation finale m’a tiré un rire. Quand à la famille officielle d’Evill, elle est plus qu’étonnante et vraiment bizarre, mais on comprend mieux son prénom, que j’ai rarement vu aussi adapté ! J’ai vraiment apprécié les personnages mais il m’a manqué de quoi m’investir plus dans leur histoire, d’autant qu’on ne connait pas plus que ça leur passé. Pour moi, c’est un bon roman, entrainant, avec une mythologie excellente, mais qui aurait mérité d’être plus approfondi et moins rapide, malgré la constante fuite très bien maitrisée !

quinze

3 commentaires sur « CHRONIQUE #111 | 𝓔vill »

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