CHRONIQUE #101 | ℒ ‘espoir des lendemains

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𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Fantastique

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Oksa Pollock T.7 – L’espoir des lendemains

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : A. Plichota & C. Wolf

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : XO Éditions (2019)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 439 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Voilà cinq ans qu’Oksa Pollock et les Sauve-Qui-Peut sont revenus à Edéfia… La Gracieuse Oksa est devenue une jeune femme épanouie. Entourée de ses créatures fantastiques et comblée par l’amour de Gus, elle se consacre avec passion à sa mission de régnante. Et pourtant, Oksa est inquiète. Le monde de Du-Dehors va mal, étouffant sous la pollution. Ses pouvoirs lui permettraient de faire entendre raison aux dirigeants de la planète, mais Edéfia est désormais close. Plus aucun moyen d’en sortir. Alors comment faire ? Confrontée au désastre écologique qui s’annonce et à la ruse de certains Du-Dedans pour quitter Edéfia, Oksa devra relever le plus grand défi que connaît l’humanité : survivre… et préserver l’espoir des lendemains. Mais pour cela, il lui faudra payer un prix terrible…

ligne-rose

𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴

𝒞’est une lecture qui m’a beaucoup émue après tant d’années, j’ai adoré retrouver tout ce monde fantastique créé par deux autrices de grand talent, même si la fin a tendance à me laisser avec un goût doux-amer.

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𝒞ontrairement à beaucoup, je n’ai pas grandi avec Harry Potter, mais avec Oksa Pollock. J’en avais parlé dans un article en 2019, et je trouve que ce septième tome est une bonne raison supplémentaire pour se mettre à cette fantastique saga ! J’ai grandi avec Oksa, le personnage principal, qui avait un an de plus que moi suite à sa transformation. J’ai été très émue de la retrouver après six ans sans suivre ses aventures. Tout comme les derniers tomes, celui-ci est plutôt adulte, le côté jeunesse des premiers tomes s’efface dans une double lecture qui évoque des thématiques poignantes et importantes. Suite à l’interview que j’avais pu réaliser grâce à la géniale attachée de presse des éditions XO, j’ai pu comprendre l’évolution d’Oksa bien plus facilement. En effet, on la retrouve cinq ans après les évènements du dernier tome, elle a donc 23 ans et s’avère être plus mature, comme tous les personnages qui l’entoure (à part l’Insuffisant). Mais elle garde son tempérament de feu même lorsque ses responsabilités devraient prendre le dessus. J’aurais sûrement dû lire la saga dérivée Tugdual afin de tout comprendre, mais c’est si bien écrit qu’on arrive à tout comprendre au final. De nombreux rappels sont fait également quant aux évènements cités des autres tomes afin de ne pas perdre le lecteur.


𝓘l y a tant de choses desquelles j’aimerais parler ici mais je risquerais de spoiler. Et pour ceux qui aiment cette saga autant que moi, il faut savourer ce tome et le lire lentement. Ce que je n’ai pas fait, partagée entre la joie de retrouver tout ce petit monde, l’impatience de connaitre cette suite et la tristesse de devoir les quitter à nouveau. C’est pour cela que la fin me laisse une impression particulière et qu’il ne s’agit pas d’un coup de coeur. Le roman est littéralement fantastique, plein d’émotions, de rires, d’actions, de créatures et de paysages superbes, de messages dénonciateurs forts et c’est une excellente fin pour cette histoire mémorable. Le seul souci, c’est que la fin est justement trop ouverte, et que je m’attendais à quelque chose de plus concret. Pas que ça me déplaise, j’adorerais avoir une nouvelle suite, mais j’aurais aimé être prévenue que ce n’était pas la vraie fin. Je l’ai trouvée très triste, comme si un nouveau schéma se répétait et que l’histoire n’était pas tout à fait réglée. Ça m’a brisée le coeur et Oksa ne méritait pas cette nouvelle épreuve. Pourtant, le sentiment que me laisse ce tome après sa lecture est celui d’un grand bonheur alors j’attendrais ! C’était comme retrouver une amie perdue de vue depuis plusieurs années.


𝒥’ai adoré retrouver les créatures inventées par les autrices et qui donnent une dimension si drôle à la saga. Le langage des Foldingots est toujours aussi amusant, et ce, contre leur volonté, c’est ça qui créé le fou rire ! L’Insuffisant toujours à côté de la plaque, les Devinailles fidèles à elles-mêmes, le Gétorix qui s’est plutôt assagie je trouve, j’avais un peu oublié le Curbita qui a bien eu du travail dans ce tome ! Toutes ont des personnalités à part entière et je suis très attachée à cette ménagerie qui reste fidèle à Oksa. J’aime toujours autant qu’elle soit si entourée par ses proches, elle peut toujours compter sur quelqu’un dans les nombreuses épreuves auxquelles elle doit de nouveau faire face. Ses parents sont géniaux et les Sauve-Qui-Peut toujours prêts à l’aider. C’était si bizarre et attendrissant de la voir évoluer de cette manière mais j’ai adoré retrouver son franc-parler et son impulsivité. Le reste de rivalité entre Gus et Tugdual m’a beaucoup fait sourire, même après tout ce temps et les évolutions pour chacun, ils ne peuvent toujours pas se blairer. Mais l’amitié de Tugdual est si précieuse et l’amour mignon et joueur entre Oksa et Gus est l’un des plus beaux et sincères que j’ai pu lire, avec ses doutes et ses joies très réalistes.


𝒪n voit Oksa dans son travail de Gracieuse, de souveraine juste et aimante d’un monde qui se remet sur pied après de multiples trahisons. Son peuple l’aime profondément, et même quand on tente de la trahir, c’est presque avec respect. C’était sympathique de lire un début où tout va bien et où l’on observe Edefia dans son entièreté, avec son respect de la nature et des humains. Mais tout est gâché par les humains sur Terre, qui tuent la planète à petit feu, ce qui impacte ce petit paradis car il en dépend. C’est le message principal de ce tome, l’importance du mouvement écologiste et de l’environnement. C’est très bien écrit, puissant, qui montre bien que le pouvoir et l’argent gangrènent notre monde alors même que cela ne servira plus à rien si la planète n’existe plus. La détresse d’Oksa m’a parfois mis les larmes aux yeux et fait écho à ma pensée, avec l’espérance que quelques graines germeront chez les puissants à temps. Malheureusement, on arrive à un point de non-retour et même la magie ne peut pas tout régler. Le parallèle avec Trump m’a bien fait rire jaune d’ailleurs ! J’ai également apprécié la morale autour des secrets et des mensonges par omission qui sont parfois nécessaires et durs à assumer quand le passé a déjà fait des erreurs à ce sujet. Ce tome est plein de réflexions sur la confiance, l’acceptation, la convoitise, le pardon et la beauté du monde malgré tout, un beau mélange plein d’émotions !

dix-huit

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