CHRONIQUE #99 | ℒ’île morte

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𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Fantasy

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : L’éclat et l’ombre T.2 – L’île morte

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Audrey Marin-Pache

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Indépendant (2019)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 273 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Suite à la trahison de certains membres de sa guilde, Eryn se retrouve isolée. Elle doit désormais faire route vers Areness, espérant retrouver ses compagnons. La jeune soignante devra faire face à des dangers imprévus: des menaces contre le reste de la guilde du double éclat, mais aussi des conflits à l’intérieur de celle-ci…

ligne-rose

𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴

𝒰n second tome plus poussé qui n’épargne pas ses personnages et apporte de nouvelles interrogations.

Vous pouvez trouver ma chronique du premier tome ici.

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𝒞e tome est un peu plus épais que le précédent, ce qui permet d’expliciter le monde créé par l’autrice. On est tout de suite remis dans l’histoire, puisque l’on retrouve Eryn juste après, ou même pendant sa fuite après les évènements du premier tome qui avaient été assez forts en émotion. Je l’ai trouvée toujours aussi courageuse et intelligente, bien qu’un peu moins mesurée, mais c’est normal avec les épreuves qu’elle traverse. J’ai bien aimé sa rencontre quand elle s’est perdue après sa fuite, c’était un petit moment de bienveillance bienvenue ! Elle parvient assez rapidement à retrouver Elphège, son compagnon qui était parti avant elle, mais son état est assez préoccupant et j’ai trouvé la relation de culpabilité et d’amour assez bien expliquée, sans être malsaine ou trop imposante dans le récit. Toutes ces légendes et rituels sont très intéressants et posent la question du sacrifice et de l’impact sur les autres. Dans ce tome-ci, les conséquences étaient particulièrement violentes et les réactions d’Eryn m’ont mis les larmes aux yeux.


𝒥’ai fortement apprécié qu’on ne sache pas une seule fois ce que les personnages allaient faire, on est induit en erreur à de nombreuses reprises et ça donne encore plus d’intérêt au récit ! La lecture est vraiment très fluide, c’est rapide à lire et agréable. L’autrice ajoute dans ce tome des réflexions sur l’esclavage et le sexisme d’une manière intelligente. Les nouveaux personnages que l’on rencontre y sont pour beaucoup. Au fil du voyage pour sauver leurs vies, les deux amoureux rejoignent d’autres membres de leur guilde éclatée par la trahison dans une autre contrée qui n’a pas les mêmes moeurs DU TOUT que là d’où ils viennent. L’esclavage est logique et les femmes sont soumises et dominées sans rien dire. J’ai trouvé intéressant le personnage de Batahan. C’est un enfoiré, mais il nous est expliqué qu’il n’est pas qu’un homme immonde, qu’il y a bien pire que lui et qu’à sa manière, il essaye de sauver les gens. L’un de ses fils, Eto, se trouve un peu au milieu de tout ça, il est loin d’être mauvais complètement et il m’a surprise.


𝒞’était super de retrouver une amie d’Eryn, en qui elle pouvait vraiment avoir confiance. Quant à Lucya, la vérité s’est avérée plutôt triste, bien que compréhensible. Il y a une petite chose qui m’a dérangée, les traitres ayant menacé la famille des membres par son biais. En effet, on dirait presque qu’Eryn oublie ce fait par la suite, comme si les siens n’avaient plus d’importance, j’ai trouvé ça bizarre. Tout comme ses amis de l’académie qui ont disparu et qui ne l’inquiète pas plus que ça. Bon d’accord, elle a bien d’autres choses à se soucier, mais venant d’elle, ça m’a paru anormal. Myrian est le personnage le plus complexe que j’ai pu voir dans ce second tome, elle lui donne une dimension plus féministe et forte. Je l’aime bien mais elle a un côté manipulateur qui me dérange, même si je comprends qu’elle sert des intérêts collectifs plutôt qu’individuels. Le « plus grand bien » m’a toujours dérangée et la pression qu’elle met sur les épaules d’Eryn a tendance à me déplaire. Mais j’espère qu’elle apprendra bien des choses à ses côtés et que tout reprendra son cours normal (mdr j’y crois très peu).


𝓔lphège était un peu en retrait sur la majorité du roman, mais la romance avec Eryn reste mignonne sans être le point principal du récit, ce qui me plait vraiment. Les scènes de combat sont toujours aussi bien décrites, même si on a plutôt des discussions politiques et diplomatiques cette fois. Il y a quelques moments où les dons, les éclats des uns et des autres sont mis en avant, mais j’aurais aimé en savoir encore plus. La fin annonce de nouvelles connaissances, puisqu’Eryn acquiert une puissance assez inouïe et que j’ai hâte de savoir à quoi elle correspond et de quelle manière elle va s’en servir. À force de subir des épreuves et d’être séparée de ceux qu’elle aime, je me demande si elle ne va pas avoir des problèmes… Ce tome est malin, puisqu’il est suffisamment plein d’actions pour ne pas être un tome de transition, mais il clôture la question des dérobés, tout en ouvrant de nouvelles interrogations et quêtes.

dix-sept

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