CHRONIQUE #88 | ð“”sclaves

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𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Dystopie

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Les puissants T.1 – Esclaves

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Vic James

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Nathan (2017)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 428 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Dans une Angleterre alternative, chacun doit donner 10 ans de sa vie en esclavage. Seuls quelques privilégiés, les Égaux, riches aristocrates aux pouvoirs surnaturels, restent livres et gouvernent le pays. Abi, 18 ans, et son frère Luke, 16 ans, voient leur destin bouleversé quand leurs parents décident de les emmener accomplir en famille leurs jours d’esclavage. Abi devient domestique au service de la puisse famille Jardine. Le somptueux décor dans lequel elle évolue dissimule en réalité des luttes de pouvoir sans pitié. Le sort de Luke n’est guère enviable, puisqu’il est exilé dans la ville industrielle de Millmoor. Dans un environnement brutal et pollué, il s’épuise à la tâche. Cependant, d’autres, comme lui, partagent ses idéaux de liberté. Il découvre alors qu’il existe un pouvoir bien plus grand que la magie : la rébellion.

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𝒰n début un peu lent mais une grande dystopie pleine d’actions et de réflexions sur la société, avec un soupçon de magie qui ne m’a clairement pas déplu !

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𝒥’avais entendu beaucoup d’avis élogieux sur cette saga et la venue de l’autrice pour Montreuil m’a décidé à le lire. Que dire à part que je veux lire la suite le plus rapidement possible ! En soi, par rapport à d’autres romans de dystopie, ce premier tome ne réinvente pas le genre, il n’est pas particulièrement original et fait penser de loin à La Sélection. Mais il est bien plus sombre, avec un système de pouvoirs bien particuliers et un background bien construit. Il y a également de nombreux changements de points de vue, on a la possibilité de suivre pas mal de personnages, et ça apporte une grande richesse au récit. Je me suis beaucoup attachée aux personnages de cette manière, y compris aux prétendus méchants de l’histoire. La majorité des protagonistes que l’on suit ne sont pas manichéens et c’est très agréable.


ℒe système d’esclavage et tout ce qui en découle me rendait dingue pendant la lecture. Donner dix ans de sa vie, vivre comme un moins que rien, les dénominations d »Egaux » ?  Le pire, c’est qu’on donne l’illusion aux roturiers que ce peut être leur choix ! J’en suis venue à un moment où l’on parlait d’abolition, à me dire qu’au moins, ils pourraient le descendre à un an, comme un service militaire ?? J’ai engueulé mon cerveau, et c’est impressionnant parce que l’autrice parvient à nous influencer en nous mettant à la place des personnages, dans un monde pétri d’hypocrisie. L’autrice n’hésite pas une seconde à faire souffrir ses personnages, certains prennent bien cher, et ça rend le roman assez sombre, surtout qu’elle ne cesse de nous instiller de l’espoir pour bien l’écrabouiller ensuite derrière ! Et j’adore ça, c’est ça le pire ! Je me demandais à la lecture comment trois tomes pouvaient sortir les personnages de tout ça, mais à la lecture de la fin, je vois qu’elle a encore beaucoup d’idées et de retournements de situation fabuleux à nous offrir.


ℒes personnages sont intéressants, bien construits, et nombreux certes, mais suffisamment différents pour ne jamais se mélanger entre eux. Leurs caractères sont bien définis et l’on sent en chacun une véritable volonté de changement, chacun à sa manière. J’ai hâte de voir leur évolution à tous, et je souhaite bien du courage à certains ! Luke a été mon petit coup de coeur, tellement courageux et profondément bon, forte tête mais aussi très touchant et adorable. Sa famille était un peu en retrait, et si Daisy me tapait parfois sur les nerfs, elle est bien moins naive que l’on pourrait penser pour son jeune âge. Les personnages de la rébellion sont forts de caractère et restent en tête, certains m’ont très clairement beaucoup surprise. Dans la famille Jardine, je voudrais les fils. Ils sont très durs à cerner, les deux ainés font flipper chacun à leur manière, on ne parvient pas à connaitre leur but, c’est très déconcertant. Le début fut lent, et c’est ce qui a empêché mon coup de coeur. Cependant, c’était nécessaire pour bien expliquer et mettre en place la situation politique et présenter les personnages correctement. Ce n’était pas dénué d’actions, juste un peu lent, et toujours agréable à lire, simplement, ce type de moments n’accrochent pas le lecteur pour qu’il veuille rester collé au livre 2 heures de suite. Ce qui a été clairement le cas par la suite ! Je suis restée accrochée à ma lecture et ai dévoré les 250 dernières pages.


𝒪n plonge à la fois dans la misère la plus profonde et dans le faste le plus luxueux. Mais dans les deux camps, beaucoup sont prêts à tout pour sauver leur peau au détriment des autres, obtenir du pouvoir et la limite entre le bien et le mal se fait souvent fine. Il y a de l’ambiguïté dans chaque camp et c’était vraiment fascinant de plonger dans les rouages.  Certains de la haute société m’ont procuré de sacrés envies de meurtre ! On fait parfois face à de l’horreur, du dégoût même, de la violence. Et la magie des riches, les Egaux, n’y est pas étrangère. Elle est à la fois belle, apportant un aspect très fantastique au récit, permettant de soigner, de construire des choses sublimes, très visuelles par ailleurs. Mais elle peut aussi rendre fou et faire tellement de mal, de telle sorte qu’on la ressent presque. Je m’attendais à certaines choses, à des retournements qui auraient pu être assez logiques dans les constructions habituelles de ce type de récits, mais l’autrice a tout chamboulé et n’a absolument pas respecté certains codes, c’est pour ça que j’ai si hâte de plonger dans la suite. Par la construction de la dystopie, le roman peut, au premier abord, manquer d’originalité. Au final, c’est un roman complexe et intelligent, qui nous parle, en mêlant espoir avec la rebellion et son contraire.

dix-sept

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