CHRONIQUE #70 | ℒ e Trésor de Sunthy

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𝓖𝑒𝓃𝓇𝑒 : Jeunesse Historique

𝓣𝒾𝓉𝓇𝑒 : Le Trésor de Sunthy

𝓐𝓊𝓉𝑒𝓊𝓇 : Arnaud Friedmann

𝓔𝒹𝒾𝓉𝒾𝑜𝓃 𝑒𝓉 𝓟𝒶𝓇𝓊𝓉𝒾𝑜𝓃 : Lucca Editions (2019)

𝓝𝑜𝓂𝒷𝓇𝑒 𝒹𝑒 𝓅𝒶𝑔𝑒𝓈 : 232 pages

ℛ𝑒́𝓈𝓊𝓂𝑒́ : Suite à l’annonce de la maladie grave de son grand-père, Garance réalise qu’elle ne sait pas grand-chose de lui, notamment de sa jeunesse et des circonstances qui l’ont mené loin de son pays natal, le Cambodge. Comme pour rattraper ou rallonger le temps, elle rend visite à Papy aussi souvent que possible et l’interroge sur son passé. Ce passé qui risque bien de changer sa propre vie et sa relation avec ses parents…

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𝚂𝙴𝚁𝚅𝙸𝙲𝙴 𝙿𝚁𝙴𝚂𝚂𝙴

𝒯rès intéressée par l’Histoire et trop peu au courant de celle du Cambodge, j’ai été ravie de pouvoir découvrir ce roman. Plein d’émotions et de beaux messages, ce sublime récit du point de vue d’une adolescente de quatorze ans m’a beaucoup plu !

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ℒes seules connaissances que j’avais sur le Cambodge étaient des à un superbe documentaire que j’ai vu à la télé, qui m’avait beaucoup émue. Mais je ne trouvais pas suffisante ma connaissance de l’Histoire de ce pays et ce livre m’a tout de suite intéressée. J’ai beaucoup aimé les émotions qui s’en dégagent, c’est très fort et puissant. Le fait que ce soit raconté par une jeune fille qui cherche à retrouver ses origines pour pouvoir se construire était un point de vue parfait à mon goût. Ça permet de garder une certaine légèreté au milieu de cette horreur, et également de l’humour, parce que Garance est une jeune adolescente assez cynique et intelligente et j’aime beaucoup ce type de personnages. La lecture était très fluide et agréable, c’est une manière très réussie d’apprendre l’histoire d’un pays !


𝒥’ai parfois eu du mal avec la manière de parler de la jeune fille, qui était un peu trop soutenue pour son âge, ça manquait un peu de naturel parfois. Surtout qu’en parallèle, elle parle en SMS à son amie vraiment à l’opposé, et j’ai trouvé ça bizarre et désagréable, c’est ce qui m’empêche de mettre une note plus haute. J’ai détesté sa mère très sincèrement, c’est le seul personnage du roman que je n’ai pas apprécié. Elle est censée être psychologue mais est juste désagréable à mourir avec sa fille, n’a aucune compréhension de ses émotions et passe son temps à tout expliquer, particulièrement quand ce n’est pas le moment ! Sinon, j’ai apprécié Corentin, qui malgré ses remarques débiles, joue un rôle important dans sa vie, mais aussi sa meilleure amie qui sous ses airs de fille superficielle, est là pour elle quand elle en a besoin. Chaque personnage, même en coup de vent, est important et apporte de l’émotion au récit, comme l’entraineur de handball.


ℒa relation de Garance avec son grand-père était très mignonne et émouvante à suivre, et l’on se rend compte qu’il est important de parler avec ses ancêtres, ils peuvent nous apporter beaucoup plus qu’on ne le pense ! À cause de non-dits dans la famille, l’adolescente ne connait rien de ses origines et souhaite en savoir plus. C’est là qu’elle va apprendre le passé de son grand-père et mener une enquête sur les traces de sa vie. J’ai apprécié les propos sur l’immigration, que j’ai trouvé très importants et vrais, et ai relevé une petite phrase qui m’a attristée, puisque ce n’est plus le cas de nos jours, la France ne donne plus à ceux qui se réfugient chez nous ce qu’elle a pu leur apporter au 20ème siècle. Je trouve que ce type de messages glissés apportent beaucoup au récit et permet de mettre en lumière certains problèmes. Je pense aussi que l’avis du grand-père sur les Khmers et ce qu’il a vécu est une grande leçon de vie, il a beau avoir tout perdu, il s’estime heureux d’avoir eu cette deuxième chance et a pardonné.


𝒥’ai adoré la partie au Cambodge, où Garance m’a beaucoup émue, surtout lors du moment avec la carte d’étudiant de son grand-père dans le bus. Je n’ai juste pas trop apprécié la partie avec les éléphants, j’ai un avis assez tranché sur le sujet. Les personnes qu’elle rencontre dans le village natal de son aïeul étaient des rencontres enrichissantes aussi bien pour elle que pour nous, très touchantes encore une fois. Sa relation avec Sambath était géniale, c’était assez inattendu et c’est devenu très mignon au final. On en apprend aussi beaucoup sur l’architecture des temples au Cambodge et c’est un moment qui m’a beaucoup donné envie d’y aller. L’envie de Garance de faire honneur à son grand-père de manière authentique et non occidentale est très réussie pour le lecteur ! Je n’ai pu comprendre le titre qu’à la fin du roman et c’est ce qui lui donne aussi cette puissance.

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3 commentaires sur « CHRONIQUE #70 | ℒ e Trésor de Sunthy »

  1. Je me suis fait la même réflexion, pour une psychologue, la mère ne fait preuve d’aucune psychologie, et manque tellement d’empathie que cela en devient révoltant et plus qu’irritant !
    Et je partage entièrement ton avis sur cette très belle lecture 🙂

    Aimé par 1 personne

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