CHRONIQUE #48 | Albertine

couv28557232Genre : Aventure

Titre : Albertine T.1 – Un coeur de pirate

Auteur : Myric Drane

Edition & Parution : Indépendant (2019)

Nombre de pages : 300 pages

Résumé : Seul Nick, capitaine du Las Gemelas, connaît le lourd secret du jeune Albert. Sous ses traits d’apprenti matelot instruit et formé au maniement des armes, se cache en réalité la fille du légendaire pirate Oscar Cobalt, disparu dans les Caraïbes dix ans plus tôt. De son vrai nom Albertine, la jeune flibustière voit son destin basculer le jour de ses 18 ans, lorsqu’elle reçoit une mystérieuse lettre signée de son père. Intuitive et aventurière, Albertine enrôlera l’équipage du galion sur la piste de ses origines. Mais très vite, sa quête d’identité est tourmentée par une plus grande révélation : l’amour.

ligne-rose

SERVICE PRESSE

Envoyé en numérique par l’auteur, ce livre m’intriguait et me faisait peur à la fois. Il est notifié clairement qu’il y a de la romance et j’ai bien fait d’essayer quand même, car c’est une très bonne surprise ! Les pirates, ça marche toujours avec moi !

ressenti-livre

J’ai beaucoup apprécié l’histoire, elle est très vaste et bien travaillée, avec de nombreuses péripéties et retournements de situation. Si je m’attendais à certaines d’entre elles, il y en a d’autres qui m’ont, pour rester polie, laissée coite. Je ne vais pas vous raconter ce qu’il se passe, parce que si vous le lisez, je veux vraiment que vous ayez le même sentiment que moi ! Nous rencontrons donc Albert, fils d’un grand capitaine pirate décédé dans de mystérieuses circonstances. Ce n’est pas un spoiler, le titre l’annonce, mais il s’avère qu’Albert est Albertine. Elle cache sa véritable identité car avoir une femme sur un bateau est très mal vu et porte la poisse. Elle atteint la majorité au cours de ce récit et l’on ressent son mal-être à l’idée de ne pas pouvoir être plus féminine. En plus de devoir taire sa personnalité, elle ne connait pas ses origines. Personne ne veut lui parler de ses parents, ni ne raconte plus que ça les aventures de son père. Pour sa mère, c’est encore pire ! Et bien sûr, sur le bateau, il n’y a aucune figure féminine à laquelle s’identifier. Du coup, elle prend des attitudes masculines et aura bien du mal à s’en défaire.

Je n’ai pas adhéré au caractère d’Albertine, qui ne remercie jamais personne, est très égocentrique, malgré l’éducation de son mentor Nick. Elle manque beaucoup de respect et je n’ai pas apprécié cela. Cependant, elle est faite pour la navigation et pour être capitaine, et cela se ressent. J’ai apprécié les moments où elle commandait et prenait confiance en elle à ce sujet. Comme prévu, la relation entre elle et l’amiral a eu tendance à m’exaspérer, mais la romance est bien en second plan et c’est très appréciable. J’ai vraiment pu me concentrer sur les aventures de l’équipage, par ailleurs très bien décrit avec tout le vocabulaire marin à bord du Las Gemelas. L’amiral m’était assez sympathique, puisqu’il devait subir les changements répétés d’humeur de la jeune femme. Il aurait cependant pu éviter de nombreux problèmes que la rétention d’informations lui a causé. Dans la dernière partie du roman, découpé en trois, où nous faisons halte à terre, il m’a un peu déçue, à ne pas prendre ses responsabilités. Pour une fois que c’est un homme qui fait la girouette, ça change ! Et c’est là qu’Albertine a pris les siennes, pour le bien de sa famille, je l’ai vue mature et moins égoïste, malgré sa décision finale que j’ai du mal à comprendre, au vu des bouleversements que cela va engendrer dans la suite !

Toutes les péripéties d’un roman de piraterie étaient présentes, avec des batailles navales, des traitres à jeter par-dessus bord, la recherche d’un trésor ! Les pirates rencontrés ont également des caractères très différents les uns des autres, ce qui nous permet vite de les personnifier. J’ai aimé rencontrer Nick, Artus, Julius, qui ont pris soin de l’héroïne malgré son caractère, et malgré ses cachotteries. Et puis ce n’était pas une simple chasse au trésor, bien que celui-ci soit impressionnant, c’est véritablement la recherche de sa famille pour Albertine, avec des indices laissés sur son parcours. C’est pour ça que je trouve les retournements de situation particulièrement ingénieux, des mécanismes du coffre à ouvrir aux histoires de famille rocambolesques. Ce fut une lecture agréable, assez rapide, et qui pour le nombre de pages, ne manque pas de piquant ! Il faudrait vraiment plus d’histoires de pirates dans la littérature francophone, on en manque atrocement !

dix-sept

3 commentaires sur « CHRONIQUE #48 | Albertine »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s