CHRONIQUE #26 | La Vieille Alliance

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Genre : Fantasy

Titre : Isulka la Mageresse T.2 – La Vieille Alliance

Auteur : Dorian Lake

Edition & Parution : Noir d’Absinthe (2018)

Nombre de pages : 256 pages

Résumé : Au nom de la Vieille Alliance, qui unit la France et l’Écosse depuis l’époque de William Wallace et Robert the Bruce, Isulka, mageresse de cabaret, et Scipione, spadassin vénitien, sont appelés au cœur des Highlands pour lutter contre une ancienne malédiction…

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Un deuxième tome encore plus entraînant que le premier, après l’Egypte, voici l’Ecosse ! Carton plein pour une fan de légendes et de dieux païens ! Les légendes celtiques sont très bien exploitées, on assiste à une visite de l’Ecosse entre onirisme et terreur. Les personnages d’Isulka et de Scipione s’affirment à travers des aventures qui testent leur ténacité. Je l’ai lu en une journée à peine, à la suite du premier tome, et je les ai adoré autant l’un que l’autre !

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univers

Nous retrouvons nos personnages après leurs aventures égyptiennes. Isulka a retrouvé sa vie parisienne habituelle, faite de ses spectacles de mageresse et de sa précarité financière. Comme on pouvait s’y attendre, elle est bien vite rattrapée par les problèmes ! Elle en est temporairement sortie par Deirdré, une châtelaine écossaise, qui lui demande de lever une ancienne malédiction dans les Highlands, et ce, au nom de la Vieille Alliance. Deirdré reconnait alors ses talents en la magie et Isulka accepte de l’aider, sans savoir à quoi elle s’expose. Scipione les suivra, de mauvaise grâce, pour échapper à ses propres problèmes, tout aussi nombreux ! La traversée de la Manche m’a bien fait rire d’ailleurs !

Je n’aurais jamais pu m’attendre aux nombreux retournements de situation que connaissent nos deux personnages. Après avoir fait face à la malédiction sur le chemin, sous forme de brume opaque et terrifiante, le trio arrive dans les terres sombres de l’Ecosse reculée. C’est une ambiance particulière et fascinante, vide d’humains mais pleine de vieilles légendes et de croyances obscures. L’on se retrouve dans une intrigue fournie, où le passé se mêle au présent par le biais de la malédiction, où l’onirique rencontre le monde réel. Nos deux amis vont ainsi se retrouver face à de nombreuses trahisons et retournages de veste.

Les légendes celtes sont détaillées et s’entremêlent à merveille. J’ai adoré découvrir l’histoire de la Reine noire, la légende et le folklore sont extrêmement bien travaillés et fait sens. On rencontre Arthur, ses chevaliers de la Table Ronde ainsi que Dresilla la Reine noire et les Pictes, qui vivent dans Caledonia, l’ancien monde celte. Isulka y est projetée, et y apprend des choses sur sa nature profonde et son caractère. Pendant ce temps, Scipione fait face au maelstrom imposé par le mélange des deux mondes et reste fidèle à lui-même avec ses dagues et sa rapière. A plusieurs reprises, le lecteur fait face à des combats, je dirais même des carnages. J’ai parfois été à la limite de l’écœurement face aux détails des corps. Les Pictes et leur Reine font honneur à leur réputation de barbares sanglants.

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J’ai trouvé que l’on avait un plus grand nombre de personnages, du moins de personnages importants pour l’intrigue. Isulka et Scipione continuent à se lancer des piques constamment, même si le lecteur ressent leur amitié. Je me suis d’ailleurs demandé si l’on aurait quelque chose de plus, j’apprécie beaucoup leur alchimie. Isulka reste courageuse, fonce toujours dans le tas mais en cas de mise en danger, elle montre un caractère posé, sans affolement. Alors qu’il y a de quoi quand elle se retrouve à Caledonia, tout de même !

J’ai été impressionnée par le talent de l’auteur à la représenter comme anti-héroïne. En effet, elle n’est jamais vraiment ni d’un côté, ni de l’autre. L’opposé du manichéisme en quelque sorte. Et pourtant, cette absence de décision précise ne m’a absolument pas dérangée, puisqu’elle apprend à connaitre chaque côté de l’opposition. Sa présence à Caledonia lui permet de se comprendre et de saisir sa magie, nous donnant l’impression qu’elle la maîtrise encore plus, la magie la sublime.

J’apprécie toujours autant Scipione, bien qu’il n’évolue pas autant que la mageresse. Il est un peu frivole et coureur de jupons mais on ne peut pas le lui reprocher dans ce château écossais. Pourtant, il reste fidèle (du moins en amitié) quand Isulka disparait. Bien qu’elle n’ait absolument pas besoin de son aide, évidemment ! Je trouve ce tome encore plus féministe et respectueux que le premier, car les femmes sont toutes indépendantes, intelligentes et sensibles. En effet, la Reine noire, Dresilla m’a beaucoup plu. Je ne suis évidemment pas en accord avec ses tendances sanguinaires (un peu gratuites malgré les rituels) mais elle m’a beaucoup touchée. Sa relation avec avec Isulka est pleine de tendresse et de confiance mutuelle. Même Deirdré, qui cache son véritable rôle et s’avère très étonnante, prend des décisions qui sont au final compréhensibles.

La fin m’a beaucoup surprise, je ne m’attendais pas à cette possibilité mais je ne demande qu’à voir ce que ça va donner ! J’espère qu’il y a une suite à ce tome, parce que j’en veux encore 😀

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