CHRONIQUE #24 | Les confessions de Barbe-Bleue

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Genre : Fantasy

Titre : Les Pierres Ecarlates T.1 – Les confessions de Barbe-Bleue

Auteur : Caroline Blineau

Edition & Parution : Nanachi (2017)

Nombre de pages : 292 pages

Résumé : Artus et sa fille Aurora sont les derniers représentants d’une ancienne religion. Enfants de Dagda et des Dieux celtes, ils continuent d’arpenter un monde qu’ils reconnaissent de moins en moins et où la magie, telle qu’elle était autrefois, est reléguée à des légendes que les bardes ne chantent plus. Ils n’auraient jamais imaginé, en visitant un petit village étrangement épargné par les maux de la Terre, découvrir une sombre force magique non « naturelle » qui fera basculer leur vies et rencontrer une âme torturée par le souvenir d’une héroïne du passé.

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SERVICE PRESSE

Merci aux éditions Nanachi qui ont été très compréhensives avec moi et mon retard dû aux multiples problèmes de l’université ! Vous avez pu le voir, je n’ai pas été très active au mois de mai ! Cela étant dit, ce livre m’a beaucoup plu ! Même si je n’ai pas de coup de cœur, il s’agit encore d’une excellente lecture ! J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, mais l’univers est si intéressant, que ça surpasse tout le reste à mon goût. Il y a un mélange de légendes celtiques, d’histoire française, et j’ai adoré saisir toutes les références. C’est un véritable travail que d’avoir réuni toutes ces légendes et d’avoir réussi à en faire quelque chose de cohérent.

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L’époque est assez ancienne, il s’agit du 18ème siècle. C’est une excellente période historique, il y a de la matière ! L’histoire prend place en plein cœur des légendes celtes, avec les anciens dieux, que je ne connaissais pas. Alors que je suis bretonne, c’est vrai que les traditions et les anciennes pratiques se sont perdues ! Les références constantes à Merlin et les légendes qui l’entourent sont géniales, j’ai adoré les saisir, surtout à la fin, je me suis sentie bête :’) Aurora et son père Artus sont les derniers druides existants à leur connaissance, et tentent d’aider la nature et les autres hommes. Cependant, on est à une époque où la chasse aux sorcières se poursuit et leur art n’est pas très bien vu. Il est donc difficile de vraiment aider les autres. On sent que l’atmosphère du livre est teintée de magie, mais il n’y a pas beaucoup d’explications dessus, seulement sur les légendes qui entourent cette magie. Ca m’a un peu manqué, puisque je suis très friande de détails à ce sujet. Aurora ne l’utilise pas vraiment durant ce tome, j’espère en savoir plus dans le second ! Il y a aussi un grand rapport aux mondes des esprits, comme dans toute légende celte qui se respecte ! Les mondes sont parallèles, la question de l’immortalité est primordiale. L’atmosphère est en réalité plus lourde et morbide que belle et magique, on comprend vite pourquoi. Les deux personnages principaux sortent de leur refuge qu’est la forêt pour aller dans un petit village. Dès qu’on rencontre le père Georges, on sent qu’il y a un truc qui cloche.

Déjà que je n’ai aucune confiance en la religion de base, mais alors là ! Il utilise la religion pour asseoir son pouvoir sur les villageois, c’est très malsain. Le livre est plein de noirceur, due au pouvoir que l’homme recherche sans cesse. Ca a une résonnance avec le monde dans lequel on vit, puisque ce genre de pratiques existe vraiment. Les personnages vivent des choses très violentes, et il n’y a pas vraiment de justice, pour aucun d’eux. J’ai beaucoup apprécié la manière qu’a l’auteure de toujours expliciter le caractère de son personnage. Aucun d’entre eux, sauf Kaleb peut-être, n’est manichéen. Ils ont tous une histoire qui explique ce qu’ils font de travers, et même si je ne me suis pas attachée à beaucoup de personnages, cette psychologie qui les caractérise permet une certaine empathie. L’Histoire de France est extrêmement bien ancrée dans le récit et n’étonne donc pas le lecteur plus que ça, cela parait même logique. J’avais découvert un certain nombre de choses à l’avance grâce aux indices disséminés, mais certains rebondissements sont très bien trouvés ! Le récit est très fluide, plein de surprises qui s’enchaînent et sans temps mort, à partir de leur arrivée dans le village. Je pense que cette fluidité vient de la fuite d’Aurora et d’Artus et du fait qu’ils n’aient pas le temps de se poser.

personnagesAurora est le personnage principal. C’est une druidesse, que le père George appelle par un autre nom. Elle est très puissante, j’estime que c’est le résultat de plusieurs vies antérieures. Elle est très impulsive et se met en danger, ainsi que les autres. Cependant, contrairement à un sorcier que nous connaissons tous par exemple, elle n’est pas pleurnicharde. Elle sait qu’elle a fait une erreur et essaye de la réparer, elle apprend pour ne pas refaire la même chose. Sa vie entière est régie par le destin, elle n’a aucun pouvoir sur lui et le sait, malgré ses pouvoirs. Au vu de ce qui lui arrive, le fait qu’elle soit constamment apeurée parait normal. Malgré ce qu’elle a vécu, je n’ai pas réussi à m’attacher à elle plus que ça mais j’ai hâte de voir son évolution !

Artus est son père, son totem est un ours et c’est également l’un de ses pouvoirs de druide. C’est celui qui est le plus près des légendes et il prend très au sérieux la magie et les Dieux celtes. Il est extrêmement protecteur et fait tout pour sa fille, quoi qu’il arrive. C’est un personnage entier et c’est celui que j’ai préféré, on se sent très proche de lui ! Le père Georges quant à lui, a une histoire extrêmement violente et triste. Ca explique en partie ses actions, même si rien ne l’excuse. Ce n’est même pas vraiment l’appel du pouvoir qui le motive, et pourtant, c’est un personnage extrême et inarrêtable car désespéré. C’est le personnage avec la psychologie la plus complexe selon moi.

La sorcière Ban est chaleureuse, amicale et compréhensive. Son apprenti, Dunked est adorable. Lui aussi a une histoire triste, j’ai eu beaucoup d’empathie pour lui, surtout à Beltaine. Il est très attachant, et fait tout pour aider Aurora au maximum alors que lui-même ne va pas bien ! Kaleb est le méchant de l’histoire, le chef des chasseurs qui traquent le duo père-fils. Il a une histoire de famille bien complexe mais pour autant, rien ne justifiait ces extrémités ! Séraphin fait partie des chasseurs mais sa vision des choses change que lorsqu’il rencontre Aurora. J’ai trouvé son personnage un peu stéréotypé, il n’a pas une grande utilité, à part se mettre en danger pour un coup de cœur. Je sens un triangle amoureux dans le deuxième tome, j’espère qu’il ne sera pas trop présent, j’ai apprécié qu’ici, l’histoire d’amour ne soit pas le sujet principal. On retrouve également deux duos d' »amis » dans les personnages, qui ont leur utilité dans le déroulement de l’intrigue et permettent à Aurora de vivre un peu ainsi que de rencontrer du monde. Je pense que l’on peut dire que tout le monde dans ce livre a un destin tragique à sa façon !

Ce n’est pas un livre joyeux, on ne va pas se mentir, les évènements sont assez violents. Mais c’est très bien écrit, et les légendes celtes qui jalonnent le roman sont très intéressantes !
dix-sept

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3 commentaires sur « CHRONIQUE #24 | Les confessions de Barbe-Bleue »

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