CHRONIQUE #16 | Genèse du Monde Connu

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Genre : Fantasy

Titre : Genèse du Monde Connu T.1

Auteur : Guillaume Trouvé

Edition & Parution : Indépendant (2018)

Nombre de pages : 206 pages

Résumé : Bienvenue au Monde Connu, un monde parallèle au nôtre, né de la scission entre le monde des dieux et celui des humains qui se livraient autrefois une guerre millénaire et sans fin. Au 19e siècle de ce monde, après plus d’une décennie de recherches, un fameux auteur achève l’écriture d’un ouvrage sur le passé légendaire du Monde Connu, qui semble avoir une importance capitale pour celui-ci. Au cœur du moyen-âge, vous suivrez Jauselme, un jeune vagabond un peu naïf aux yeux jaunes, qui débarque dans un tout petit village au cœur du Pays Celte. Très vite, Jauselme découvrira que sa présence dans ce village n’est sûrement pas due au hasard…

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Ce titre m’avait fait de l’œil sur Simplement avec ses légendes celtiques. Des dieux et des humains qui s’allient pour sauver leurs espèces, ce n’est pas la première fois que l’on voit ça, mais ici, c’est dans un monde totalement inventé. J’ai beaucoup apprécié ce premier tome même si l’on sent vraiment que c’est un tome introductif à la manière dont les événements sont assez survolés.

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J’ai beaucoup aimé que l’on soit transportés dans le vif du sujet aussi rapidement ! L’auteur nous parle de l’ancien temps, qui ne ressemble pas du tout au nôtre, où les dieux et les humains passaient leur temps à se taper dessus pour accéder au pouvoir.  Cependant, à force de mettre le monde à feu et à sang, les deux peuples se sont mis d’accord pour signer un traité de paix. Celui-ci engage la Scission, qui permettra aux deux mondes de ne plus jamais se côtoyer. Mais évidemment, comme dans toute intrigue qui se respecte, cela ne va pas se passer comme prévu. Un dieu, qui me rappelle Voldemort par sa haine des humains, décide de pimenter un peu la chose, puisque les humains doivent être sous la coupe des dieux, ça lui parait normal ! Le monde est donc divisé en deux, et le monde des Dieux est extrêmement bien décrit. Moi qui ne suis pas fan des descriptions, ici elles permettent de bien s’imaginer les couleurs et l’aspect des mondes. Celui des dieux n’est d’ailleurs pas le plus enviable, puisque à part le petit paradis réservé aux bonnes âmes, le reste est plutôt gris et les dieux n’ont pas l’air d’être très heureux. On garde le principe de l’enfer et du paradis, mais l’enfer est quand même en bas de chez eux, et l’état des damnés est assez glauque pour ne pas avoir envie de les voir pendant son petit déjeuner !

C’est le monde des humains qui est présenté comme le plus féerique. On le nomme le Monde Connu. En effet, durant les temps anciens, les elfes et d’autres peuples vivaient avec les humains. Mais ceux-ci ont préféré se cacher pour que les humains ne fassent pas ce qu’ils font le mieux : détruire les autres à cause de leur peur. Du coup, même lorsque l’histoire se déroule, on peut tout de même sentir la magie à chaque coin de rue. J’ai beaucoup aimé ce sentiment dans l’air, d’ailleurs. On fait la rencontre de plusieurs mages, dont Myrddin aka Merlin l’enchanteur. Il est présenté comme un peu plus dark que d’habitude, quand même !

Bien que j’ai beaucoup apprécié l’univers, la magie, les légendes qui en découlent et qui sont très bien exploitées, la découpe des chapitres est très bizarre et fouillis. On ne sait plus vraiment où on en est puisque de nombreuses périodes historiques se croisent sans cesse. On ne sait pas vraiment à quel époque l’on se trouve, ni où d’ailleurs, puisque vu le monde celte, on pourrait s’imaginer être près de la Bretagne ou quelque chose dans le genre. Une carte nous indique que le Monde Connu est assez petit, les emplacements disséminés dans le livre permettent au lecteur de se déplacer et de reconnaître où les protagonistes se trouvent par rapport au petit village de Saint-Marzin où une partie de l’intrigue se déroule. Le seul indicateur temporel que l’on a, c’est le 19ème siècle, lorsque le narrateur voyage et raconte ce qu’il aurait découvert à force de recherches. En vérité, ce livre est très troublant et déconcertant, puisque les recherches du narrateur paraissent extrêmement réelles, qu’il y a mention d’archives et de lieux. C’est une excellente manière d’immerger le lecteur et ça a très bien marché avec moi !

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Je ne me suis pas attachée aux personnages dans le sens où je n’ai pas ressenti d’empathie. Mais leur côté mystérieux dans ce premier tome joue sur ce fait. Nous rencontrons Jauselme, un jeune homme qui n’a pas eu une vie facile et qui a soif d’aventure ! Je l’ai trouvé très courageux malgré son acte final, qui m’a donné envie de lui mettre des baffes. Il découvre au fur et à mesure qu’il est celui qui pourra sauver le Monde Connu et qu’il a donc des pouvoirs magiques. Si au début, il ne les maîtrise pas très bien, il a ensuite tendance à se penser le plus fort et à faire n’importe quoi. Typique. Lorsqu’il arrive dans le petit village de Saint-Marzin, lieu mystique mais chaleureux, il va rencontrer Aenor, une belle jeune fille, à moitié courtisée par tout le village.

Celle-ci est également orpheline, ce qui va les rapprocher. Ils sont unis par un lien magique et s’entendent vite. Cependant, j’ai trouvé leur relation peu approfondie, alors que leurs caractères individuels sont bien décrits. C’est plutôt dommage car ils sont adorables, leur relation n’empiétant pas du tout sur l’intrigue. J’espère qu’on verra mieux cet aspect dans le tome 2 ! Ce sont les deux personnages principaux, mais il y en a une multitude autour d’eux que l’on apprend à connaitre, comme la mère adoptive d’Aenor et le mage du village. En sortant du village, on rencontre un autre type de personnages, de bonne société. Le roi Nortimer est l’imbécile du roman, que l’on a tendance à ne pas prendre au sérieux. Il est décrit comme passant son temps à manger et à dormir, il tient mal son royaume et est cruel gratuitement. Je pense que c’est une volonté de l’auteur de le faire passer pour un débile et qu’on en verra plus dans le second tome. Le seigneur Ambellac est son exact opposé, m’est apparu comme très intelligent. Même s’il est stratège, c’est un personnage très humain, qui personnifie presque le calme dans ce roman. La fin du roman est assez sombre, le Monde Connu est en très mauvaise posture et cela me donne très envie de connaitre la suite !

En résumé, un très bon premier tome introductif avec des légendes originales et des personnages mystérieux !

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